samedi 11 mai 2019

Radical Playground au Knust Festival


Le collectif Radical Playground est encore une fois intervenu dans le quartier du canal, en collaboration cette fois-ci avec la Maison Communautaire Pierron et le Knust Festival.

Anne, Antoine, Marjana, Narjise, Oumaïma, Sonia et Wassila ont créé ensemble des collages qui jouent avec l'environnement intérieur et extérieur du bâtiment occupé par le festival (l'ancien Dépôt-Design à Porte de Flandre).

Ces collages ludiques seront visibles pendant toute la durée du Knust Festival, du 11 mai au 1er juin. Venez nombreux aux ouvertures publiques des week-ends, pour découvrir ce travail comme celui de nombreux autres artistes !

Le projet a été chapeauté par Autre Chose ASBL et Move ASBL.

mardi 10 juillet 2018

The Big Molenbeek Show




La petite équipe d'Autre Chose ASBL s'est suspendue à des cordes pour enfin concrétiser 2 ans de travail sur le projet "The Big Molenbeek Show", en accrochant 16 grands portraits de Molenbeekois hilares et béats face au grand spectacle de leur ville planifiée, promotionnée, médiatisée, polluée, gentrifiée...


Un spectacle d'une durée indéterminée, à venir contempler en longeant le canal entre la porte de Flandre et Triangle, à pieds, depuis le tram 51... ou une péniche !


"The Big Molenbeek Show" est un projet de Antoine Caramalli et Autre Chose ASBL, réalisé avec le soutien du Contrat de Quartier Durable Petite Senne (2017) et de l'ASBL Lutte Contre l'Exclusion Sociale à Molenbeek (2018).

Il a surtout été rendu possible par les efforts bénévoles et l'enthousiasme de la Maison Communautaire Pierron - Rive Gauche, de l'échevine de la jeunesse et de la cohésion sociale Sarah Turine, de l'équipe du Brass'Art Digitaal Café, d'Itinéraires AMO, de Docteur Vertical et de tous ceux qui ont accepté de faire des grimaces devant notre objectif. Merci mille fois à eux !

mardi 2 janvier 2018

Radical Playground





Après le collectif Touché-Coulé et ses formes colorées, c'est au tour du collectif Radical Playground de venir envahir les murs du quartier Petite Senne, avec cette fois-ci des collages ludiques de personnages petits et grands transformant la ville en un terrain de jeu.






dimanche 18 juin 2017

Touché-Coulé


Ce printemps, c'est le collectif Touché-Coulé qui est intervenu dans notre quartier, parasitant ses murs de formes géométriques colorées, modifiant par petites touches incongrues notre perception de l'espace urbain de Molenbeek.





jeudi 19 janvier 2017

Spectateurs




On a vu apparaître dans le quartier cet hiver des visages hilares (ci-dessus la rue des mariniers, ci-après le long du canal), qui semblent se délecter du grand spectacle que les médias ont fait de Molenbeek après les attentats. On pourrait croire que ces Molenbeekois se marrent devant le cirque médiatique qu'on leur a servi, avec ironie... et en 3D.

Cette affichage sauvage, nous l'avouons, ne nous est pas entièrement étranger, puisque nous développerons ce projet par la suite pendant l'année 2017, en affichant de grandes faces Molenbeekoises tout le long du canal et sur les murs alentours, en partenariat avec la commune et les autres associations du quartier.






dimanche 10 avril 2016

Ateliers Street Art sur le parvis Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek

 Autre Chose Asbl a organisé dans son quartier une série d'ateliers autour du graffiti et de l'espace public, pour la Compagnie des Nouveaux Disparus qui était venue installer son chapiteau et ses roulottes sur le parvis Saint-Jean-Baptiste pendant les vacances de Pâques. Entre deux pièces de théâtre populaire et engagé, une équipe d'artistes (dont une moitié d'habitants du Cheval Noir) ont invité le public a réaliser une fresque avec eux, en utilisant sprays, peinture, pochoirs, écriture et photographie.








Merci à Sarah et la Compagnie des Nouveaux Disparus pour leur invitation !

mardi 19 mai 2015

Ceci n'est pas un tag


Décidément, il semble que chaque printemps voit apparaître de nouvelles interventions artistiques dans la rue du Cheval Noir... Après les plantes grimpantes, la fresque participative des Mariniers, et les exactions colorées d'Obêtre (et dans l'esprit qui caractérise sa citation de Banksy : "imaginez une ville remplie de graffitis..."), voici qu'apparaissent en ce moment des inscriptions sur les murs du quartier...



Cette fois-ci des mots, des couleurs, des faux panneaux d'indication et d'autres subterfuges discrets (et moins discrets...) viennent interroger les rapports entre art et espace public, entre l'habitant et la ville.






mardi 23 septembre 2014

Obêtre

Parmi les nombreux talents qui résident au Cheval Noir (et dans la rue du Cheval Noir), il y en a un qu'il fut heureux d'avoir car il a littéralement colorisé le quartier. Obêtre, qui nous quitte déjà à l'heure où j'écris ce message (il n'est resté qu'à peine un an parmi nous), nous parle ici lui-même de ses interventions dans le quartier :


“ Toutes ces peintures ont été réalisées spontanément, plus ou moins disons. Les dimanches.


La toute première au bout du Cheval Noir, sur le mur du parking de Dépôt-Design, une envie soudaine, de peindre dans la rue, d'entamer ce projet de "peinture du quartier". Celle-ci, je l'ai dédicacé à mon ami Parole avec qui j'ai réalisé de nombreuses peintures collectives. Je l'ai appelé "Un Beau Dimanche de Printemps". Un titre qui pourrait s'appliquer à l’ensemble des peintures.


Ensuite, j'ai peint le rideau en fer sur le coin de la rue des Mariniers, où j'ai repris un texte de Banksy en anglais, qui traite d'une ville où tout le monde serait invité à peindre, écrire sur les murs... Cette peinture murale est en quelque sorte le manifeste de mon projet de peinture dans le quartier. Signé Obis, signifiant Ô-bis : "la sainte réitération". Un projet que je mène depuis quelques années, où je réécris dans l'espace public des textes qui m'ont touchés et que je trouve pertinent à placer dans la rue.


Ensuite la peinture nommé "Anarchitekt", est une dédicace aux voisins architectes et propriétaires de cette grand porte. Un jour je l'ai croisé, ce "co-propriétaire architecte voisin", je lui ai dit que je taguerai sa porte.


Voilà, ce dimanche là, je l'ai fait tout en pensant à eux, à lui, à leur profession. Une manière de dire que les architectures une fois construites, non patrimonialisées, peuvent être utilisées, bien utilisées il me semble, par tout le monde de façon spontanée. Une manière de les rendre public.


C'est dire que toute mes peintures sont des manières de prouver, de dire à  tout le monde : "Regardez c'est possible de le faire".


La grande murale multicolore rue Fin est de la même veine. Spontanément réalisée en 3 heures, gratuitement, sans accord, sans participation autre que la mienne et le regard bienveillant des passants. Elle s'est immiscée dans un projet de murale mosaïque participatif de 2 ans de travail, coûtant cher, demandant des permis d'urbanisme, des accords des "maîtres au pouvoir" de Molenbeek.


Son esthétique reprend comme les 2 autres murales (rue Fin en rose et rue du Cheval Noir en bleu) ce que j'appelle une "composition néo-préhistorique post-graffiti". Une juxtaposition de traces réalisées à la bombe de peinture, une série d'épreuves techniques apposées ensemble de manière à couvrir la surface entière apprêtée. C'est pour moi une peinture architectonique : symbiose d’esthétique et de technique. La technique est apparente, transparente, exposée comme telle, formant une composition dont les passants m'ont dit qu'ils trouvent ça "beau".


D'autres peintures suivront avant mon départ du quartier...”